• ÉTATS-UNIS •  Les Indiens Lakota veulent leur indépendance
    Aux cris de "Nous ne sommes pas des collabos, nous ne sommes pas des Indiens de Vichy", une délégation sioux s'est rendue à Washington pour dénoncer les traités signés par leurs ancêtres. Le Sioux Falls Argus Leader raconte.
    Red Cloud, chef sioux lakota célèbre pour sa lutte contre "l'homme blanc"
    DR
    Plusieurs membres de la tribu Lakota [l'une des trois grandes tribus sioux], militants autoproclamés de la liberté, ont officiellement annoncé, le mercredi 19 décembre, leur intention de dénoncer les traités signés entre leurs ancêtres et le gouvernement des Etats-Unis.

    Le groupe, dirigé par des figures de l'American Indian Movement (AIM) telles que Russel Means, s'est présenté cette semaine au département d'Etat ainsi qu'aux ambassades de Bolivie, du Venezuela, du Chili et d'Afrique du Sud afin de faire valoir leur droit à former une nation libre et indépendante pour les Indiens Lakota. D'autres visites d'ambassades sont prévues dans les prochains mois.

    "Cette nouvelle nation est une nécessité, car les Indiens sont méprisés par les autorités américaines et en ont assez de vivre dans un système colonial d'apartheid", a déclaré Means lors d'une conférence de presse dans l'église congrégationaliste de Plymouth, dans le nord-est de Washington. Means était accompagné d'un garde du corps et de trois autres militants indiens, Gary Rowland, Duane Martin et Phyllis Young, tous originaires du Dakota du Sud.

    "Je tiens à souligner que nous ne représentons pas les Indiens de la collaboration, ces 'Indiens de Vichy' et les gouvernements tribaux mis en place par le gouvernement des Etats-Unis pour nous maintenir dans la pauvreté et autoriser le vol de nos terres et de nos ressources", a expliqué Means, comparant les gouvernements tribaux élus au régime français de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Pour sa part, Rodney Bordeaux, chef de la communauté sioux de Rosebud, a déclaré qu'il ne souhaitait pas faire partie de la nouvelle nation. "Means et son groupe, qui se présentent comme la 'Lakota Freedom Delegation', n'ont jamais proposé officiellement leur projet à la communauté de Rosebud", a-t-il expliqué. "Notre opinion est qu'il faut respecter les traités, et c'est le message que nous rappelons constamment au Congrès. Nous souhaitons maintenir ces traités parce qu'ils sont à la base de nos relations avec le gouvernement fédéral."

    Les membres de la nouvelle nation ne paieraient aucun impôt et les chefs seraient désignés de façon informelle par les anciens, a expliqué Means. Les habitants non-Indiens seraient autorisés à rester sur le nouveau territoire, qui s'étendrait à l'ouest sur le Dakota du Nord, le Dakota du Sud et le Nebraska et, à l'est, sur le Montana et le Wyoming. Le nouveau gouvernement délivrerait ses propres passeports ainsi que ses permis de conduire.

    "Notre retrait [des traités] a été mûrement réfléchi", souligne Means, en référence aux traités de paix signés entre les Indiens Lakota et le gouvernement en 1851 et en 1868. "En 1974, nous avons été mandatés par nos ancêtres pour faire deux choses : établir des liens avec la communauté internationale et, bien sûr, restaurer notre indépendance."

    L'ambassadeur de Bolivie aux Etats-Unis, Gustavo Guzmán, qui a assisté à la conférence de presse en signe de solidarité, a dit qu'il prenait très au sérieux la déclaration d'indépendance des Indiens Lakota. "Nous sommes ici parce que les revendications des peuples indiens du continent américain sont aussi nos revendications", a-t-il indiqué. "Nous avons transmis tous les documents qu'ils nous ont présentés à notre ministère des Affaires étrangères en Bolivie, où ils seront étudiés de près."
    Faith Bremner
    http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=80975

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    20 décembre 2007
    Les Sioux rompent les traités avec les Etats-Unis
     
    - Les tombes des Indiens victimes du massacre de Wounded Knee (1890), au Dakota du Sud - AFP / Francis Temman -
     
    Les tombes des Indiens victimes du massacre de Wounded Knee (1890), au Dakota du Sud

     

     


    © AFP / Francis Temman
    Les Indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres il y a plus de 150 ans

    "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means.
     
    Une délégation de responsables Lakota a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral.
     
    Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat.
     
    "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means.
     
    Le territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis).
     
    "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été  respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne.
     
    Une des figures légendaires des Lakotas, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana.
     
    Le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakota, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.

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  • Florent Vollant
    "Il y avait des gens ici avant les Québécois."


     
     
    ARTICLE - 20 décembre 2007

    À force de se faire mitrailler l'expression "accommodements raisonnables" ad nauseam, disons que ça finit par entrer. Le terme est devenu populaire, on l'emploie à toutes les sauces. J'ai donc fini par le comprendre, mais selon les régions, je ne crois pas que l'expression signifie la même chose. Tout le monde l'interprète à sa manière selon son niveau social.

    Du point de vue autochtone, les Blancs sont autant immigrants que les autres. Quand on utilise l'expression "Québécois de souche", il ne faut pas oublier qu'à un moment de l'histoire, ils étaient ici étrangers au même titre que les Arabes, les Chinois ou les Italiens. Il y avait des gens ici avant les Québécois, personne ne semble vraiment s'en soucier.

    Les artistes ont une large part de responsabilité dans le rapprochement des peuples. Je crois plus en la musique qu'en la politique pour rapprocher les gens. Je vais bien plus suivre un Bob Marley que n'importe quel autre politicien. La musique est un fabuleux moyen de communication et une belle façon de faire passer des messages. J'ai appris à comprendre les Québécois grâce à Paul Piché, Richard Séguin ou Richard Desjardins et j'espère que les Québécois apprennent à connaître d'autres cultures par l'intermédiaire de la musique d'une autre communauté culturelle. Ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs?

    Je crois en l'humanité. Je suis curieux et respectueux. Mais les autres cultures amènent un genre de confrontation, surtout lorsque la religion s'immisce dans les lieux publics. Voir quelqu'un avec un kirpan, ça me dérange. J'ai des rituels autochtones mais je n'embête personne avec ça. Je fais ça chez moi. Est-ce que je suis pessimiste ou optimiste par rapport à la situation actuelle? Je me pose encore la question. Où allons-nous avec tout ça, et jusqu'où? Elle est où la ligne et qui va la tracer?

    Qu'est-ce que ça signifie pour moi, être québécois? C'est une question que je commence à peine à me poser. Le "nous" dont tout le monde parle, est-ce que ça inclut les autochtones? Est-ce que moi, je peux me considérer comme un Québécois? Et est-ce qu'on me considère comme un Québécois? En général, les autochtones sont largement exclus. As-tu déjà vu un Amérindien dans un téléroman québécois? Tu peux voir des gens de partout, mais jamais d'Amérindiens, c'est comme si on n'existait pas! En fait, oui, il y avait un Amérindien à la télé, c'est celui que tu voyais le soir après les émissions, et même lui, ils l'ont retiré! En fait, on n'est pas une minorité visible, on est une minorité nuisible! Les Québécois n'ont pratiquement aucune connaissance de l'histoire des autochtones. Il y a 11 nations autochtones au Québec et je défie les Québécois de toutes les nommer!

    http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=2&section=11&article=55732


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  • LE CHEF NATIONAL ANNONCE LA PREMIÈRE CONFÉRENCE NATIONALE ET LE SALON PROFESSIONNEL DES CARRIÈRES EN MATIÈRE DE SANTÉ, DU 21 AU 24 FÉVRIER 2008 À WINNIPEG, AU MANITOBA SE’TO SKATOWIN

    (Ottawa, Ontario – 5 Décembre 5 2007) Patrick Brazeau, le Chef national du Congrès des peuples autochtones a le plaisir d’annoncer, au nom du Conseil national des jeunes et en collaboration avec le Conseil des Autochtones du Manitoba, la tenue d’une conférence nationale des carrières en matière de santé, qui aura lieu en février 2008, à l’hôtel Delta de Winnipeg, au Manitoba.

    Le Conseil national des jeunes du Congrès des peuples autochtones (CPA) accueillera leur première conférence nationale qui ciblera la promotion de carrière en matière de santé au sein des jeunes autochtones.

    Des études récentes ont démontré que le Canada souffre d’une pénurie de fournisseurs de soins de santé et ont illustré qu’en l’absence d’efforts conjugués en vue d’augmenter le nombre d’étudiants s’orientant dans les professions en matière de santé, le système des soins de santé subira des pénuries sérieuses de personnel au cours de la prochaine décennie.

    L’événement portera sur trois thèmes :

    CHOISIR votre carrière – RÉALISER votre carrière – CONSTRUIRE votre carrière

    Le Congrès des peuples autochtones (CPA) est un organisme national autochtone (ONA), voué à la promotion des intérêts des peuples autochtones hors-réserve, vivant dans les régions urbaines, rurales et éloignées à travers le Canada. Cet événement est ouvert à TOUS les jeunes AUTOCHTONES, sans égard à la résidence ou au statut.

    Des spécialistes en matière de carrières en santé, des praticiens, des chercheurs, des travailleurs en matière de guérison et de mieux-être ainsi que des conseillers seront présents pour partager et illustrer leur expérience dans le domaine de la santé ainsi qu’à encourager nos jeunes à choisir une carrière en santé. Les participants acquerront des connaissances et bénéficieront du soutien nécessaire en vue de s’assurer un avenir prospère.

    Consultez le site Web du CPA afin d’obtenir de plus amples renseignements à l’adresse suivante : www.abo-peoples.org

    Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

    Jade Harper
    Coordonnatrice de la conférence
    613-747-6022
     

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