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    Pour vous orienter sur le territoire du peuple Algonquin, vous devez apprendre à regarder la carte d'une nouvelle façon. Les cartes modernes sont délimitées par des routes et des frontières. Ces marques coupent le territoire Algonquin mais elles sont peu utiles pour montrer comment le peuple Algonquin distinguait leurs territoire de ceux des communautés avoisinantes de Premières Nations.

    Par exemple, la frontière qui sépare la province de l'Ontario du Québec est la plus grande ligne sur la carte. Cette frontière coupe à travers le territoire du peuple Algonquin, créant la fausse impression que les Algonquins sont des Indiens venant seulement du Québec. L'imposition de cette ligne à travers le territoire Algonquin a causé plusieurs problèmes historiques et sociaux pour le peuple Algonquin.

    Traditional Territory
    Dèclic pour une plus grande vue.
       

    Si nous enlevons la frontière de la carte, il reste les lignes marquant les routes qui relient les diverses communautés. Les chemins nous aident peu à nous orienter sur la division du territoire. Par exemple, comment les Algonquins ont-ils fait pour définir leur sens de territoire de leurs voisins Cris au nord, les communautés Ojibways à l'ouest, et les communautés Huronnes au sud?

    Si nous enlevons les chemins de la carte, il reste les routes reliées par les rivières et des lacs. Les cours d'eau étaient les premières routes du Canada. C'est en étudiant le plan des lacs et rivières que nous comprenons comment les territoires des Premières Nations étaient déterminés.

    Avant l'arrivée des Européens, un réseau de routes commerciales était bien établi partout en Amérique du Nord à travers les rivières, les lacs, les portages, et les sentiers. Des fermiers Hurons échangeaient du maïs pour de la viande et des fourrures des chasseurs Algonquins. Les tribus des bois échangeaient avec les habitants des plaines. Des coquilles précieuses ramassées par les tribus des côtes, comme les Mi'kmaqs, voyageaient loin à l'intérieur du pays.

       

    Ci-dessus: Route d'eau sur le territoire traditionnel de la Première Nation de Wolf Lake, près de Hunter's Point, Québec.
    La terre habitée par le peuple Algonquin s'étendait de Trois Rivières, Québec à l'est jusqu'au lac Nipissing à l'ouest, des Montagnes Adirondack à New York au sud jusqu'au lac Abitibi au nord. La région est définie généralement par les terres comprises dans le bassin hydrographique de la rivière des Outaouais. Les preuves archéologiques montrent que les Algonquins ont habité ce territoire depuis au moins 6000 ans.
       
       

    Il y a présentement dix communautés Algonquines reconnues. De celles-ci, neuf sont au Québec alors que les Algonquins de Golden Lake longent la rivière des Outaouais, sur le côté Ontarien, près de Pembroke. Les deux plus grandes communautés Algonquines - Kitigan Zibi (Maniwaki) et Timiskaming sont à chaque extrémité du territoire d'aujourd'hui. Ce sont les plus vieilles réserves Algonquines, ayant été formées en 1851. Kitigan Zibi est situé à 150 kilomètres au nord d'Ottawa, tandis que Timiskaming est à la tête du lac Temiskaming.

    Entre ces deux communautés se trouvent les territoires traditionnels des autres communautés Algonquines – Wolf Lake, Long Point (Winneway), Eagle Village (Kipawa), Abitibiwinni (Pikogan), Lac Simon, Grand Lac Victoria (Kitcisakik) et lac Barrière.

    Le nombre d'Algonquins souscrits est 8 293.

         
         

    Les Algonquins sont une nation de familles. La structure de la bande était basée sur les liens de la famille étendue. Chacune de ces familles avait des territoires bien définis pour la chasse et pour la trappe. Plusieurs familles étendues formaient une bande. Aujourd'hui dix bandes forment la nation algonquine.

    L'utilisation de la terre était la base de l'organisation sociale et politique Algonquine. Les divisions des eaux étaient les éléments de base à la gestion traditionnelle de la terre, servant de frontières pour les territoires de la famille, de la bande, et de la tribu. Jusqu'à présent, les rivières et les lacs étaient les routes qu'utilisaient les gens pour voyager autour de leur territoire.

    Les familles passaient l'hiver sur leurs terres, à chasser et à faire la pêche et la trappe. Au printemps, ils se rassemblaient avec d'autres familles à des endroits stratégiques comme Mattawa, ou au pied des Rapides Long Sault sur le lac Témiscamingue (crique Gordon). Ces lieux de rassemblements abondaient de ressources (comme la pêche) qui pouvaient soutenir le groupe durant les mois de l'été.

         

    Ci-dessus: Danseurs Algonquins à un lieu de rassemblement historique, Obadjiwan..
     

    Des Algonquins des communautés diverses se réunissaient en plus grands conseils deux fois par année, une fois à la fin du printemps et une fois l'automne. Ces réunions avaient lieu à des endroits comme le détroit du lac Témiscamingue (Obadjiwang) et Sturgeon Falls sur le lac Nipissing. Le point central de la réunion était un festin où des familles se rassemblaient pour discuter l'état de la terre, la disponibilité des ressources et les relations avec les tribus avoisinantes. Ensuite, des décisions étaient prises concernant l'utilisation du territoire par chaque Bande et groupe de familles au cours de la prochaine année.

         
    Jean-Maurice Matchewan, ancien chef du lac Barrière, décrit l'organisation sociale qui assurait le maintien écologique de l'économie traditionnelle.

    "Nous nous organisions selon les quatres saisons. Le temps et le climat déterminaient quels animaux, plantes, oiseaux et poissons on pouvait récolter durant l'année. C'était notre source de survie pendant plusieurs générations. Nos terres nous fournissaient tout ce qu'on avait besoin pour survivre. Les eaux étaient pleines de poissons - le doré, le brochet, la truite et l'éturgeon. La forêt nous fournissait des plantes, comme les fraises, les bleuets et une variété d'autres types que nous utilisions pour des remèdes. Les arbres fournissaient le bois et l'écorce, que nous utilisions comme combustible, comme abri, comme moyen de transport et comme outils. Nos maisons traditionnelles étaient faites de feuilles d'écorce de bouleau, enveloppée autour des cadres, de diverses formes et grosseurs. Nous chassions le caribou, l'orignal, le cerf, l'ours, l'oie, les canards et la perdrix. Nous trappions aussi le castor, la martre, le pécan, le renard, le lynx, et le lapin."
     

    Ci-dessus: [Plan de carte] des territoires traditionnels des bandes Algonquines.
    Note: Cette carte ne sert qu'à des fins de discussion seulement et n'est pas destinée à représenter des frontières fixes.

     

    Les Algonquins contrôlaient les ressources de fourrures sur leur terres par un système basé sur des réserves de chasse et de trappe contrôlées par des familles (connu aujourd'hui comme " Aires de Gestion Traditionnelle"). En 1761, le traiteur Alexander Henry a décrit le système traditionnel:

    "J'ai appris que les Algonquins... revendiquent toutes les terres sur l'Outaouais (Ottawa), jusqu'au lac Nipissing; et que ces terres sont subdivisées parmi plusieurs familles, à lesquelles elles sont passées comme héritage. J'ai aussi été informé qu'ils sont excessivement sévères en ce qui concerne les droits de cette propriété, jugeant une invasion de cette terre comme une offense, suffisamment importante pour que l'envahisseur mérite la mort."

    Historiquement, chaque famille était chargée d'assurer que les ressources de leur territoire de chasse étaient supportables. Les familles qui bénéficiaient d'années de riches récoltes devaient s'attendre à partager avec des blocs de familles qui avaient souffert de pauvres récoltes.

     

    1913 Family

    Ci-dessus: Un jeune de la Première Nation de Témiscamingue avec un arc et une flèche. Photo: Frank Speck, 1913.

    Moose Dressing

    Ci-dessus: Chasse à l'orignal dans la région de Wolf Lake. 

    Un missionnaire Oblat écrivant dans le 19e siècle a décrit le rôle de l'aire de gestion traditionelle.

    "Chacun d'eux a sa propre partie de la forêt qui s'étend sur 20 ou 40 miles carrés; ils sont aussi familiers avec les frontières de leurs propres terres autant qu'est un habitant avec les frontières de sa propre ferme. Chacun a le droit de pêcher où il veut, et de prendre n'importe quelle nourriture nécessaire pour sa subsistance; mais en ce qui concerne la chasse aux fourrures précieuses, personne ne peut empiéter sur le territoire d'un voisin."

    Les colons européens avaient souvent cru que les Premières Nations n'avaient pas de système de propriété puisqu'ils étaient considérés comme des chasseurs "nomades". Frank Speck, un anthropologue américain qui étudiait les Algonquins en 1913, a contesté cette idée fausse :

    "En ce qui concerne les limites territoriales, je les ai trouvées si bien établies et définies qu'il a été possible de montrer, sur des cartes, l'étendue de terre exacte revendiquée par chaque groupe de familles. Parmi les Algonkian, les districts semblent mesurer entre deux et quatre cent miles carrés pour chaque familles dans l'habitat principale, mais sur les frontières tribales ils peuvent être entre deux et quatre fois plus larges"

    Speck a noté que l'idée de territoires familiaux de chasse était unique au peuple Algonquien.

    Mais même à cette époque les Algonquins demeurant le long des frontières de l'ouest et du sud du territoire perdaient leur compréhension de territoires familiaux de chasse dû au bouleversement de l'empiétement de la part des colons. Speck a noté que dans la région de Kipawa (entre Témiscamingue et Wolf Lake) il était difficile d'esquisser les territoires familiaux de chasse parmi la confusion créée par "l'enlèvement, l'empiétement des blancs et les mariages avec d'autres Indiens et avec des blancs."

    John McGee, qui a étudié la même région en 1950, avait noté que l'idée des territoires familiaux avaient presque complètement disparus dans cette section du territoire Algonquin.

    De l'autre côté, plus loin à l'intérieur du territoire – dans les régions du lac Barrière et de Grand Lac – l'idée de territoires familiaux de chasse demeure vive. En effet, les Algonquins du Lac Barrière cherchent à utiliser la compréhension Algonquine de l'aire de gestion traditionelle pour aider à rétablir l'équilibre avec l'industrie forestière et la [sport] chasse qui sont bien entrepris sur le territoire.

    pour la suite aller sur  : http://www.algonquinnation.ca


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