• le langage des fleurs

     

    Les fleurs :  Elles naissent dans un mystère
                        Et jaillissent de la terre,
                        Avec toutes les couleurs,
                        Elles apportent le bonheur...
     Les fleurs     
     
    Dans la rosée elles s'ouvrent
    Et le soir elles se couvrent,
    Sans faire le moindre bruit
    Pour s'endormir la nuit.

     
    Elles cherchent le soleil
    Qui passe dans le ciel,
    Elles se gorgent de chaleur
    Et adorent la douceur.

     
    Elles invitent les abeilles
    A boire dans leur stigmate,
    Pour emplir des corbeilles
    De pollens dans leurs pattes

     
    Travaillant de longues heures
    Elles emportent en leurs mains
    Des grandes prairies de fleurs
    Qui renaîtront demain...

     
    Les fleurs ont un langage
    Qui parle aux gens sages,
    Pour leur dire en silence
    Tout l'amour que l'on pense ...      
         
     
    Nobles fleurs d'élevages
    Qui font de longs voyages,
    Petites fleurs des champs
    Que ramassent les enfants.

     
            Elles viennent en visite
            Pour montrer qu'on existe,
            Elles consolent ceux qui pleurent
            Et fleurissent ceux qui meurent ...
     Les fleurs
     
            Si la vie est trop dure
            Va donc dans la nature.
            0uvre bien grand ton coeur
            Pour y mettre des fleurs

     
            Respire tous leurs parfums
            Sans y mettre les mains,
            Pour que même fanées,
            Elles reviennent chaque année ...  
    Les fleurs

    (Jean-Claude Brinette)


    oh! que c est vraie           ti-pied


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  • Des peuples millénaires

    Lorsque les Européens s'installent sur les bords du Saint-Laurent au 16e siècle, des gens y habitent déjà depuis plusieurs milliers d'années. Ils vivent soit en sociétés complexes, soit en petits groupes familiaux. Chaque nation possédait sa langue, ses croyances et sa culture. De bonnes relations s'établissent entre les nouveaux arrivants et les Autochtones qui échangent leur savoir-faire. Par leurs connaissances du territoire, les Amérindiens permettent aux Européens et à leurs descendants de s'adapter à ce rude pays.

    Peu à peu cependant, les besoins des Européens transforment l'économie et la façon de vivre des Autochtones. La traite des fourrures modifie non seulement le réseau d'échanges complexe établi par les peuples autochtones, mais elle bouleverse profondément leur relation à la nature. Ils ne chassent plus uniquement pour se nourrir. Désormais, ils le font sur une grande échelle pour les besoins de l'Europe. De plus, au 18e siècle, la guerre militaire et commerciale que se livrent la France et l'Angleterre en terre d'Amérique engage rapidement les nations amérindiennes d'un côté ou de l'autre.

    Malgré tout, jusqu'au milieu du 20e siècle, les nations les plus éloignées des grands centres réussissent à conserver les traits les plus forts de leur culture. Ainsi les Montagnais, les Cris, les Naskapis et les Algonquins perpétuent un mode de vie semi-nomade basé sur la chasse, la pêche et la cueillette. D'autre part, les Inuit vivant isolés dans le nord du Québec n'ont pratiquement pas de contacts avec d'autres cultures avant 1950.

    Au fil des siècles, pour toutes sortes de raisons économiques et politiques, les relations entre les Autochtones et les autres habitants du Québec se font de plus en plus rares. La Loi constitutionnelle de 1867 et la Loi sur les Indiens confient la responsabilité des Autochtones au gouvernement fédéral qui crée des réserves pour les Amérindiens. De sorte que, au début du 20e siècle, les Autochtones et les autres Québécois n'ont presque plus de contacts. Cependant, depuis les années 1980, les échanges entre les deux groupes s'intensifient, tant au niveau social, culturel, éducatif que politique.

    Les relations entre le gouvernement du Québec et les Autochtones sont assez récentes puisqu'elles ne datent réellement que des années 1960. Lorsque le Québec décide de développer le potentiel hydroélectrique de la Baie-James, il se heurte à la résistance des Cris et des Inuit. Il entreprend, avec eux, des négociations qui mèneront à la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, en 1975. Il s'agit de la première entente du genre à être signée au Québec et au Canada. En 1978, les Naskapis signent une entente similaire, la Convention du Nord-Est québécois.

    Aujourd'hui, les dix nations amérindiennes et la nation inuit représentent environ 1 % de la population du Québec. Plus de la moitié des Autochtones ont moins de 25 ans. Il y a 54 communautés autochtones au Québec. Les Inuit vivent dans 14 villages dirigés par un maire et un conseil de village nordique, assumant des responsabilités similaires à celles des autres municipalités du Québec. Les Amérindiens habitent généralement des réserves ou des établissements administrés par un conseil de bande composé du chef et des conseillers. Les Cris et les Naskapis, ayant signé des conventions, ne sont plus régis par la Loi sur les Indiens mais par la Loi sur les Cris et les Naskapis qui leur donne un cadre juridique différent. Comme les Inuit, ils habitent sur des terres classées par catégories. De plus, il y aurait environ 15 000 Autochtones qui vivent en dehors des réserves au Québec, dont la grande majorité à Montréal.

    Les onze nations autochtones sont toutes différentes les unes des autres. Même à l'intérieur d'une nation, le mode de vie et la situation socio-économique peuvent varier beaucoup d'une communauté à l'autre. Ainsi, les communautés situées près des grands centres se fondent à la vie urbaine et régionale. Dans les communautés isolées, c'est souvent le mode de vie traditionnel et l'usage des langues vernaculaires qui prévalent encore. Il en est de même du développement économique. Il varie non seulement d'une nation à l'autre mais aussi d'une communauté à l'autre selon trois facteurs principaux : la proximité des marchés, le lien avec le réseau routier et le niveau de scolarisation. Il faut noter que l'économie des nations signataires des conventions, soit les Cris, les Inuit et les Naskapis, est en général meilleure que celle des autres nations.

    Les Amérindiens du Québec appartiennent à deux familles linguistiques et culturelles : algonquienne et iroquoienne. Les Abénaquis, les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Malécites, les Micmacs, les Montagnais et les Naskapis sont de culture algonquienne. Les Hurons-Wendat et les Mohawks font partie de la famille iroquoienne. Les Inuit sont de race et de culture différentes.

     

     Pour en savoir plus lisez la suite :

    http://www.cbnet.ns.ca/cbnet/educatio/micmac/nations.htm#Début


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  • immigration amérindiens, la prise de leur territoire

    Les amérindiens sont arrivés en Amérique entre 20 000 à 14 000 ans peut' être même 24 000 ans.
    Deux itinéraires reconnus existe (il y a un autre itinéraire mais non reconnu par la voie atlantique paléomaritime entre 18 000 et 24 000 ans).

    Entre 20 000 à 15 000 ans : voie côtière.

    Partis de l' actuelle Chine, Japon et russie, les premiers américains on suivis la côte Sibérienne.
    Puis ils ont longés la Beringia (pont de la terre de béring), puis l'Alaska, le Ykon, la Colombie Britannique, l'Oregon, la Californie pour arriver au Mexique.
    les amérindiens se séparent vers l' Amérique du sud et vers l' Atlantique (voie que nous allons suivre).
    déplacement vers le golfe du mexique vers le Nord Est en direction de la Géorgie, puis remonté vers le Nord Est le long de la chaîne Appalache côté Est.
    Il y a aucune certitude que cette voie est amené la migration jusqu'au Québec.

    14 000 ans : voie continentale.

    Partis du nord de la Sibérie, ils ont traversés la Beringia puis la Calotte Glacière des Laurentides en empruntant un couloir entre des masses de glace.
    Arrivé au niveau du Dakota, une partie à continué au Sud, d' autre à l' Ouest et enfin vers l' Est.
    A l'approche de l'Appalache certains sont allés au sud vers la floride et les autres on suivis Nord Est le côté Ouest de la chaîne montagneuse pour arriver...
    ... Pour arriver, mais oui, au Québec !

     

    http://www.ignace-org.org/histoire_amerindiens.php

     

    Lors de l'arrivée des premiers colons, les Indiens furent plutôt accueillant. Permettant à ces colons de s'installer sur une partie de leurs territoires. Les Indiens n'avaient pas la notion de la propriété terrienne. Cela n'avait aucun sens, pour eux, de vouloir acheter un morceau de terre. Puisqu'ils appelaient la Terre "Notre Mère Terre"; parce qu'elle était la Terre Nourricière. Celle qui faisait pousser la nourriture pour les animaux qui leurs servaient de nourriture; pousser les arbres qui leurs permettaient de se chauffer ainsi que de cuire leurs aliments; de construire leurs habitations; de fabriquer leurs arcs; qui permettait de récolter des baies, des glands (avec les quels ils faisaient de la farine )...

    Vue l'arrivé de plus en plus massive de colons, les Indiens furent boutés hors de leurs terres et durent reculer devant l' ampleur de l' invasion. C'est de cette époque que date les premiers traités que les colons s'empressèrent, en général, de ne pas respecter. Vu cette situation, les Indiens se sentant spoliés, réagirent et c'est ainsi que débutèrent les premières "Guerres Indiennes".

    Les colons devenus de plus en plus nombreux s' accaparèrent non seulement des terres indiennes mais décimèrent presque complètement les troupeaux de bisons affin de nourrir les nombreux travailleurs qui construisaient les voies ferrées et en organisant des chasses collectives dans le but d' exterminer le bison qui était la survie des Indiens. Plus de bisons donc plus d'Indiens. Ils les déplacèrent dans des "réserves" qui bien souvent était des endroits incultes, insalubres et pauvres en gibier. Lors de ces déplacements forcés, parfois extrêmement long, beaucoup d'Indiens n'y survécurent, périrent du froid, du manque de nourriture et d' hygiène. Dans ces "réserves" d'autres trouvèrent la mort par la famine entretenue par certains colons qui revendirent les denrées alimentaires ou lieu de les fournir aux Indiens ou leurs fournissant de la nourriture avariée qui pour ces colons était devenue invendable. Lors de ces "marches" les colons fournirent aussi aux Indiens des couvertures infectées par les microbes de la petite vérole et de la tuberculose ( fait connu de certaines autorités !!!) Les Indiens n'ayant pas le même système immunitaire, beaucoup succombèrent de ces maladies.
    Quelques Indiens tentèrent de se révolter, mais furent rapidement mis à raison.
    L' autre forme de génocide fut culturel. On imposa aux Indiens soit la religion catholique, soit la religion protestante. Les obligeant à renier leurs croyances ancestrales et leurs coutumes. Principalement en obligeant les enfants, dont certain furent retirés de leur milieu familial et de leur réserve, d' être "instruit" selon les concepts religieux en vigueur dans des établissements spécialisés s' apparentant plus à des maisons de redressement qu'a des pensionnats; de porter des vêtements de "civilisé", d'avoir les cheveux court et avec l'interdiction de parler leur langue tribale...
    http://www.amerindiens.be.tf/

     


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