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7 AU 10 MARS 2007, 20 H DANSE CONTEMPORAINE AMÉRINDIENNE MANITOWAPAN ET MON PÈRE M'A RACONTÉ CHORÉGRAPHE_GAÉTAN GINGRAS |
MANITOWAPAN INTERPRÉTE_SOPHIE LAVIGNE CONTEUR_ROBERT SEVEN CROWS BOURDON MASQUES ET COSTUMES_ANNIE GÉLINAS |
MON PÈRE M'A RACONTÉ INTERPRÈTES_MARIE-ÈVE DEMERS, JESSICA SERLI, PATRICIA IRAOLA CONTEUR_ROBERT SEVEN CROWS BOURDON ENFANT_FRÉDÉRIC GINGRAS MASQUES_CATHERINE CUGGY COSTUMES_ANNIE GÉLINAS |
MUSIQUE_FRANÇOIS BEAUSOLEIL ÉCLAIRAGES_MIKE INWOOD SCÉNOGRAPHIE_JEAN-FRANÇOIS ALLIE TEXTE_JOHANNE PARENT |
Danseur recherché, Gaétan Gingras a travaillé avec plusieurs grands chorégraphes québécois, dEddy Toussaint à Roger Sinha, de Luc Tremblay à Ginette Laurin. Cest en 1992 quil entre dans le monde de la chorégraphie en présentant Quatuor pour quatre au Cégep de Drummondville, son lieu de naissance. Dès lannée suivante, il renoue avec lart de ses ancêtres amérindiens en acceptant une participation en tant que danseur soliste dans Le pays des esprits/In The Land of Spirits pour la Fondation des arts autochtones. Depuis lors, il na cessé dexplorer sa riche tradition, sans toutefois tomber dans le piège du folklore ou de limitation. Cest dire limportance pour tous les amateurs de danse contemporaine et pour tous ceux quintéresse le processus dappropriation de la tradition dans un façonnement résolument moderne, de se réserver une soirée, entre le 7 et le 10 mars, pour la passer au Studio de lAgora de la danse.
Manitowapan, que Gaétan Gingras a présenté en 2005 à Montréal, et Mon père ma raconté, une nouvelle création, sont deux pièces intimement liées en ce que lune et lautre réhabilitent la tradition orale et lhéritage culturel des Premières Nations. Rappelant que ses ancêtres ont été jetés en prison et même mis à mort pour avoir simplement voulu transmettre à leurs enfants les pas des danses hiératiques ou sociales de leur peuple, le chorégraphe souligne quil sagissait là, bien souvent, de véritables rites initiatiques, capables de rétablir des ponts entre le visible et linvisible. « La plupart des apprentissages de la loi, de la beauté et de la sagesse du monde des Esprits se transmettaient de génération en génération par le conte, par la danse. Ultimement, ces rituels avaient le pouvoir de guérir puisquils permettaient de reconnaître la présence de lesprit en toute réalité matérielle et par là, de rétablir lunité de lêtre. Cest dans lurgence dintégrer la spiritualité au quotidien de la vie moderne que se définit mon oeuvre. » Son complice conteur, Robert Seven Crows Bourdon ajoute : « Il est primordial de conserver les enseignements sacrés, ils sont la source dune authentique liberté ».
Gaétan Gingras se défend de vouloir trop intellectualiser sa démarche. Il cherche plutôt à créer une oeuvre forte, profondément visuelle. Il nhésite pas à utiliser des masques qui reprennent, sous linterprétation dAnnie Gélinas, les grandes figures totémiques de lart aborigène, toutes nations confondues. Il invente une danse où les Blancs croient reconnaître les célébrations des maisons longues alors que les Autochtones y voient une interprétation résolument contemporaine de leur art.
Manitowapan, ce sont les vents, les esprits qui soufflent de lest, de là où le Soleil se lève. Sur une musique inspirante de François Beausoleil (qui a collaboré à Saltimbanco, un spectacle du Cirque du Soleil), sur des paroles de Johanne Parent, de la communauté mesquakie, Sophie Lavigne, danseuse dorigine algonquine donne vie à ce véritable retour aux sources.
Mon père ma raconté remonte la lignée de la famille élargie pour recueillir un héritage commun : les paroles des ancêtres, ce quils ont vécu, les images, inscrites dans la mémoire collective, de ce quils ont longuement observé, dans le silence. Interrogations sur une vérité tue, cachée, clandestine et pourtant fondamentale à la définition dune identité. Interrogations sur la rupture qui menace toute culture minoritaire. Comment transmettre aux siens ce que lon sait, comment retrouver une continuité menacée par le non-dit, une individuation frappée dinterdit?
Pour mieux connaître les artisans de ce spectacle, le Studio de lAgora vous offre une Rencontre du jeudi, 8 mars, immédiatement après la représentation.
LE PRIX DES BILLETS EST DE 26 $ (18 $ POUR LES ÉTUDIANTS, LES AÎNÉS ET LES PROFESSIONNELS DE LA DANSE). RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS : BILLETTERIE DU STUDIO DE LAGORA DE LA DANSE 840, RUE CHERRIER, MÉTRO SHERBROOKE 514 525.1500, RÉSEAU ADMISSION 514 790.1245.
AGORA DE LA DANSE
840, RUE CHERRIER, MÉTRO SHERBROOKE
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louise@agoradanse.comarticle prit sur :
http://www.autochtones.ca/portal/fr/ArticleView.php?article_id=399