| Décès de Nora Bernard Dernier hommage à une militante | |
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Mise à jour le mercredi 2 janvier 2008, 16 h 33 . |
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Le public et les amis de Mme Bernard, qui avait 72 ans, lui ont rendu un dernier hommage. Plus de 300 personnes ont assisté à la cérémonie, qui s'est déroulée dans la réserve de Millbrook, près de Truro. On a notamment rappelé son combat inlassable pour les victimes des pensionnats autochtones. Cette militante de la première heure, qui revendiquait un programme d'indemnisation pour les anciens résidents de pensionnats autochtones au pays, est décédée la semaine dernière, dans la nuit de mercredi à jeudi, à son domicile de Millbrook. Elle a été battue et poignardée. Son petit-fils accusé Trois jours après son arrestation, James Douglas Gloade a été formellement accusé du meurtre prémédité de sa grand-mère, Nora Bernard. Aux dires du chef du service de police de Truro, David MacNeil, Mme Bernard a été poignardée au thorax, en plus de recevoir de violents coups à la tête. Les enquêteurs ignorent toujours le mobile du crime, mais ils précisent que rien dans la résidence de la victime n'a été volé. Selon la police, M. Gloade, âgé de 24 ans, était sous l'influence de drogues au moment où il aurait commis les actes dont il est soupçonné. Il a brièvement comparu en cour, lundi. Il doit revenir devant le tribunal le 7 janvier prochain pour la poursuite des procédures judiciaires. Dédommagement historique Nora Bernard avait neuf ans lorsqu'elle a été envoyée à l'école résidentielle de Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, en 1945. Elle n'a jamais oublié cette expérience traumatisante. Cinquante ans plus tard, elle a convaincu un avocat d'Halifax, John Mckiggan, de déposer un recours collectif en son nom et celui d'autres résidents de Shubenacadie. M. McKiggan se rappelle la force de ses convictions. Nora Bernard croyait fermement, dit-il, qu'Ottawa et les Églises qui ont dirigé les pensionnats autochtones devaient être tenus responsables du gâchis créé par ces écoles: une génération d'autochtones privés de leur identité et, pour beaucoup d'entre eux, marqués par les mauvais traitements qu'ils ont subis. Mme Bernard cherchait une simple reconnaissance. Elle a remporté, avec d'autres, le plus important dédommagement accordé aux participants d'un recours collectif dans l'histoire canadienne. La somme pourrait atteindre 5 milliards de dollars lorsque tous les anciens pensionnaires auront été indemnisés. Selon John McKiggan, Mme Bernard s'est consacrée corps et âme à sa lutte. Il se dit heureux qu'elle ait vécu assez longtemps pour voir le résultat de ses efforts. |