| Déclaration des droits des autochtones de l'ONU Ottawa dit non | |
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Mise à jour le vendredi 7 septembre 2007, 12 h 16 . |
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![]() Le 13 septembre prochain, l'Assemblée générale de l'ONU adoptera la Déclaration des droits des peuples autochtones sans la voix du Canada.
La déclaration de l'ONU établirait des normes universelles des droits des autochtones. Des groupes indigènes de plusieurs pays développés accusent les gouvernements de ces pays de « brimer » leurs droits et leurs acquis. Selon le gouvernement fédéral, cette déclaration est floue, contient des failles et est ouverte à toutes sortes d'interprétations. Selon le ministère canadien des Affaires autochtones, le document « pourrait être utilisé pour soutenir des revendications territoriales sur des terres cédées légalement par des traités ». Ottawa affirme que cette déclaration est en contradiction avec la Charte canadienne des droits et libertés, la Constitution, des décisions antérieures de la Cour suprême, de la Loi sur la Défense nationale. Le coordonnateur du Groupe des populations autochtones d'Afrique, Joseph Ole Simel, estime que l'opposition du Canada à cette déclaration est un crime envers les autochtones du monde et particulièrement ceux du Canada. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, somme le gouvernement conservateur de se rallier. « Les communautés autochtones d'ici et d'ailleurs ont des besoins criants, a-t-il déclaré par communiqué. Il est inacceptable de voir le gouvernement canadien s'entêter à leur refuser son soutien à l'adoption de la déclaration des Nations unies. » Le gouvernement s'est opposé à cette déclaration malgré les avis du ministère des Affaires étrangères, des Affaires autochtones et de la Défense, selon des documents obtenus par Amnistie internationale en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Par ailleurs, une manifestation de soutien à la déclaration des Nations Unies a lieu vendredi à Montréal. Des centaines de personnes, membres de plusieurs associations de défense des droits des Autochtones, d'Amnistie internationale et de la Fédération des femmes du Québec y participent. |
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