Le juge LaForme explique qu'il est impératif que la Commission, instituée le 1er juin dans le cadre du règlement d'une poursuite en recours collectif de 1,9 milliard $, ne soit pas perçue comme l'instrument du gouvernement. Une partie de son mandat de cinq ans est d'encourager les ex-pensionnaires et les autres personnes affectées par ce tragique héritage à partager leur expérience d'une manière culturellement appropriée et sûre.
Gina Wilson, sous-ministre adjointe aux Affaires indiennes et du Nord, déclarait mardi que c'est le ministre qui demeure ultimement responsable du budget de la commission, financé à même les fonds publics. Elle a assuré que le gouvernement ne nommera pas à la tête du secrétariat une personne à laquelle s'objecteraient les commissaires. «La dernière chose que le gouvernement voudrait faire est de s'ingérer dans l'indépendance de la commission», a soutenu Mme Wilson, à Ottawa.
«C'est très clair que c'est une entité indépendante, autonome», a-t-elle ajouté.
Au cours d'une période de 125 ans ayant pris fin en 1996, environ 150 000 enfants autochtones à travers le pays ont été envoyés dans des pensionnats pour autochtones, où plusieurs d'entre eux ont été victimes de sévices et d'agressions sexuelles. Certains se sont suicidés. Environ 80 000 d'entre eux sont toujours vivants.