Pour une deuxième année, du 10 au 12 août, le parc Curé-Demers s'est transformé, le temps d'un week-end, en un village autochtone. Le voyage vers cette culture pourrait cependant se prolonger, cette fois au parc des Voltigeurs, car le projet d'un site permanent est actuellement sur la table à dessin.
Dans le cadre de la Fête du quartier Saint-Joseph, le Village autochtone a suscité beaucoup d'intérêt, ce qui laisse croire à Gilles Roberge, président de L'Oeil culturel autochtone, que les gens de Drummondville sont ouverts à la culture amérindienne.
Les sept tepees et la tente de prospecteur érigés au parc ont attiré bon nombre de visiteurs, intrigués par la présence de ces «hommes à plume», à Drummondville. Plusieurs nations étaient représentées, regroupant notamment des membres Mi-kmaq, Malécite, Abénakis et Algonquin.
Ces derniers faisaient découvrir plusieurs aspects qui caractérisaient les Premières Nations, comme la musique, l'histoire, la spiritualité et la nourriture, à l'exemple du Banik, le pain «Indien» que les gens pouvaient déguster sur place. Des familles de Drummondville se sont aussi portées volontaires pour dormir au sein des tepees.
M. Roberge ne cache pas qu'il voudrait aller beaucoup plus loin. «L'an prochain, on aimerait présenter un poste de traite où quelqu'un tannerait une peau devant le public», a-t-il fait valoir.
Cet homme, appartenant aux nations Mi-Kmaq et Mohawk, parle également de démonstrations de trappage et de simulations d'attaque.
Pour cette organisation qui sillonne le pays afin d'offrir ce genre de présentations, ce ne serait pas une première. D'ailleurs, M. Roberge constate un certain engouement envers sa culture d'origine. «La demande est de plus en plus forte. Les gens recherchent l'histoire», a-t-il commenté.
Un projet au parc des Voltigeurs
Voilà pourquoi le président de L'Oeil culturel autochtone admet plancher sur un projet d'envergure depuis deux à trois ans, soit depuis qu'il s'est installé à Drummondville. L'objectif consisterait à doter le parc des Voltigeurs d'un Village autochtone permanent.
«Tout est fait sur papier, a-t-il spécifié, se sentant plutôt confiant de l'aboutissement. Au Centre-du-Québec, on est entouré de tout. Il manque juste ça!»
Le site serait bonifié de maisons longues, de wigwams, de coureurs des bois, etc. Le weekend dernier, M. Roberge a profité de la visite, au parc Curé-Marchand, du député de Drummond à l'Assemblée nationale, Sébastien Schneeberger, pour lui glisser mot de son projet.
«Ce n'est pas entré dans l'oreille d'un sourd, a-t-il commenté, ajoutant qu'une rencontre est prévue avec lui au cours des prochains jours. J'ai lancé la ligne. On va voir si les fils peuvent s'attacher.»
Selon M. Roberge, une somme de 40 000 $ serait suffisante afin que ce Village voie le jour, dont 5000 $ pour mettre sur pied les structures de bois.
Pour cet homme, il s'agirait finalement d'une bonne occasion de redorer la culture amérindienne, qui en a bien besoin. «On n'est pas tous des bandits. Drummondville a déjà eu des mauvaises expériences avec un groupe d'Abénakis, mais il ne faut pas généraliser. On travaille à donner une meilleure impression», a-t-il conclu.
LONGUE VIE A L OEIL CULTUREL AUTOCHTONE !
bonne chance gilles et archie !
tipied