
Cette formulation signifie que les spécialistes de 113 pays réunis depuis lundi à Paris évaluent à plus de 90% la probabilité d'une responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique.
« il est extrêmement peu probable que le changement climatique mondial des 50 dernières années puisse être expliqué sans une intervention extérieure, et très probable qu'il ne soit pas dû à de seules causes naturelles connues», explique le rapport final du GIEC, long de 20 pages, qui doit être rendu public vendredi matin à Paris.
Ce nest pas fini
Par ailleurs, le réchauffement climatique dû à l'activité humaine et la hausse du niveau des mers «vont se poursuivre pendant des siècles» car le processus est enclenché, avertissent les membres du GIEC dans le document.
Le groupe d'experts prévoit ainsi une hausse des températures d'ici 2100 comprise entre 1,1 et 6,4 degrés Celsius, tout en précisant que les estimations les plus précises se situent entre 1,8 et 4,0 degrés Celsius. La fourchette du précédent rapport, en 2001, était de 1,5 à 5,8 degrés Celsius.
Hausse du niveau des mers
Le panel d'experts table également sur une hausse du niveau des mers de 18 à 59 centimètres d'ici la fin du siècle. Dix centimètres supplémentaires sont également possibles si la fonte récente des glaces polaires se poursuit.
Le rapport du GIEC doit servir de référence pour l'élaboration de la politique environnementale à tous les niveaux, que ce soient les pays ou les entreprises.