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Projet Rabaska: Ottawa attend la réponse des autochtones

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tipied

Le mercredi 14 novembre 2007

Projet Rabaska: Ottawa attend la réponse des autochtones
 
Les berges du secteur convoité pour le port méthanier (Le Soleil, Patrice Laroche)
Les berges du secteur convoité pour le port méthanier
Le Soleil, Patrice Laroche

 
Raymond Giroux
Le Soleil
Ottawa
 
Rabaska a frappé un nœud cette semaine avec les revendications autochtones sur le territoire de Lévis, mais ce problème est déjà à moitié réglé faute de réaction de la part d’une des Premières nations concernées.
  
Mais quand se réglera l’autre moitié du contentieux? «La réponse n’existe tout simplement pas, répond l’Agence canadienne d’évaluation environnementale. C’est un peu nouveau parce que c’est une responsabilité dont les paramètres évoluent constamment».
 
Les Malécites de Viger, dans le Bas-Saint-Laurent, et les Micmacs de Gaspésie avaient en effet le droit de donner leur avis à l’Agence fédérale sur le projet de port méthanier de Lévis avant vendredi dernier.
 
Cette étape incontournable dans le processus fédéral empêche Ottawa de donner son accord final au projet même si Québec a décidé de son côté d’y donner le feu vert.
 
Malgré le court délai d’à peine un mois pour réagir, les Malécites se sont prévalus in extremis de leur droit, mais les Micmacs, eux, n’ont donné aucun signe de vie, a confirmé hier au Soleil le porte-parole de l’Agence, Nicholas Girard.
 
Comme il s’agit en quelque sorte d’un droit nouveau qui découle d’une série de décisions de la Cour suprême dont la plus récente date de l’an dernier, l’Agence se montre extrêmement prudente sur la suite des événements.
 
«Nous allons évaluer les prochaines étapes», a simplement commenté son porte-parole en refusant de se commettre sur un calendrier précis dans une situation qui, selon lui, n’a pas de précédent connu.
 
Les Premières Nations devaient prendre connaissance du projet et évaluer ses impacts sur leurs droits, explique l’Agence. Mais cette dernière refuse pour l’instant de rendre publique la réponse des Malécites car elle ne connaît pas elle-même ses droits et responsabilités en cette matière.
 
Obligation de consulter
 
Les autochtones doivent être consultés sur tout ce qui peut toucher leurs revendications territoriales globales, c’est-à-dire les droits ancestraux comme les droits issus des traités.
 
Les secteurs visés par les demandes de ces deux groupes comprenaient le territoire touché par le projet Rabaska, dit l’Agence. La demande des Malécites remonte seulement à 2006, et n’apparaissait donc pas sur les écrans radar des promoteurs du projet, au départ.
 
L’agence d’évaluation a appris elle-même l’existence de ces revendications autochtones au moment du dépôt du rapport de la commission d’évaluation, en mai dernier.
 
Une fois le travail de l’Agence terminé, le dossier transitera par les ministères des Transports et des Pêches et océans avant d’obtenir l’approbation du gouvernement dans son ensemble.
 
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